Philippe 4 le Bel
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Mission réaliste ( mais les templiers, toujours, se voudront réalistes ). Mission qui exigeait une constante vigilance, un courage quotidien plus méritoire peut-être que l’héroïsme périodique des grandes batailles. Les fondateurs l'ont su des l'origine qui exigeaient des premiers frères un vœu solennel de combattre les ennemis de Dieu " dans l’obéissance, la chasteté, et la pauvreté " c’étaient le temps où Baudouin II régnait sur Jérusalem. Il facilita l'expansion du nouvel ordre. Il lui assigna une demeure près de l'ancien temple du roi Salomon, il allait de même lui donner son nom : ordre du temple. Du coup, les frères devenaient des templiers. A l'initiative de Baudouin II, Hugues de Payns, fut envoyé en Angleterre et en France, au concile de Troyes, afin de faire connaître le nouvel ordre. C'est à Troyes en 1128, que fut fixée sa règle. On affirme que Saint-bernard y mit la main. Simple et dure, cette règle était celle des moines soldats. Il leur fallait des armes solides sans élégance inutile, ni or ni argent pour leurs étriers et leurs éperons, sur le haubert de mailles, ils portaient un manteau blanc pour les chevaliers, noir ou marron pour les sergents et les écuyers. Ce manteau blanc portait une croix rouge au temps d’Eugène III. Les jeunes trop absolus étaient interdits : il fallait aux templiers de la vigueur. En résumé, on voit les premiers templiers mener une vie "confortable, active, disciplinée, peu mystique" en réalité ils étaient "des hommes brutaux, pieux et simples d'esprit". Saint-bernard, opposera les trop riches chevaliers (croisés de luxe),aux templiers, image vivante de l’humilité. Ils se gardent de tout excès en vivres et en vêtements, ne se contentant que du nécessaire. Ils vivent tous ensemble sans femme, ni enfant ; chez eux on ne trouve ni flâneur, ni paresseux. Les paroles insolentes, les actes inutiles, les rires immodérés, les plaintes et les murmures ne restent pas impunis. Les cheveux sont coupes ras. Désormais, l'ordre des templiers allait être mêle, pas à pas, à la défense du royaume chrétien de Jérusalem. Pas de bataille ou ne se trouve les templiers ils tiennent à l'honneur de frapper plus fort le coup d’épée. Leur prestige est immense. De l’Europe entière, les jeunes gens accourent qui n'aspirent qu'a devenir templier. Partout, en Asie et en Europe s’élèvent les maisons des frères. La poignée de croyants qui entourait Hugues de Payns s'est muée en une organisation hiérarchisée à l’extrême. On y voit des chevaliers, des sergents, des chapelains, des soldats, des prêtres. L'ordre aura "ses troupes et son clergé ses assemblées délibérantes ou chapitres". Sur les templiers, le Saint-siège dispensera à pleines mains les faveurs et privilèges. Les années passant, l'ordre dont Saint-bernard chantait la pauvreté était devenu riche. Très riche. Non pas en ce qui concerne les individus ( chaque templier faisant abandon de ses propres biens à l'ordre ) mais en temps que puissance temporelle. En orient, les templiers se battaient toujours, mais ses dirigeants préféraient la négociation. Francs et arabes qui cohabitaient, ont fini par se comprendre et se connaître. La puissance et la richesse des templiers, de la 2e époque, apparaissaient colossales.


Dernière Modification   22/12/16

© Histoire de France 1996