Richesse foncière des Templiers
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La commanderie de templiers ( on en comptait plus d’une centaine a travers la France) .Représentait à la fois un centre spirituel, une exploitation agricole et une banque. Centre spirituel: l’église constituait le cœur et âme de cet ensemble d’édifices souvent protégés par d’épaisses murailles. Pour rappeler leur origine, les bâtisseurs de ces églises leur donnaient parfois la forme arrondie du temple de Jérusalem. Mais comme l’édifice servait de donjon des le XIVè siècle on prit l’habitude de le munir de robustes échauguettes et même d’un chemin de ronde. Exploitation agricole : les templiers possédaient de vastes domaines qu’ils cultivaient ou confiaient a des fermiers et des manœuvriers. Les bâtiments qui bordaient une vaste cour comprenaient, outre la maison elle-même, des granges ou s’entassaient les récoltes, des celliers, un colombier et naturellement, écuries, étables, porcheries. l’ensemble était imposant, tel celui qui se trouve encore à Dannemois en Essonne. Une banque : le voyageur qui partait pour une longue absence confiait volontiers son argent aux templiers pour ne pas emportait avec lui de lourdes sommes . Il recevait en contrepartie une véritable lettre de change. Dans quelque pays qu’il se rendit, il était sur de trouver une commanderie prête à lui bailler pécune nombrée contre la lettre qu’il avait reçue. Les templiers s’entendaient merveilleusement à faire fructifier les fonds qui leur étaient remis.

La tour de Nesle ou le scandale des brus de Philippe le Bel 

Le plus incroyable scandale de l’histoire de la France a éclate en 1314,a la cour de France, au temps de Philippe le Bel. Depuis la mort de sa femme, la reine Jeanne, on ne connaissait à Philippe IV le Bel aucune liaison féminine. Il vivait une vie austère dans une rigueur absolue. Les trois fils du roi avaient épouse de ravissantes princesses. Louis héritier du trône, le futur Louis X le Hutin avait pris pour femme Marguerite de Bourgogne. Très belle, très royale d’allure, sa beauté était dominatrice, conquérante. Elle considérait le monde et son époux, avec un air de défi : Marguerite la hardie. Ses belle-sœur, deux sœurs, filles de Mahaut, comtesse d’Artois, et du comte de Bourgogne, étaient différentes ; Jeanne, femme de Philippe, comte de Poitiers, calme et douce, offrait a ses amis le plus indulgent et charmant sourire ; Blanche, femme de Charles, comte de la marche, était primesautière, riait d’un rien, vivait sans souci, ignorant le lendemain. Elles furent bientôt les meilleures amies du monde et rallièrent autour d’elles la jeunesse de la cour. Élégantes, elles favorisèrent l’élégance. Rieuses, elles recherchèrent ceux qui riaient.


Dernière Modification   22/12/16

© Histoire de France 1996