Les Anges et le livre d'Enoch


La primhistoire que nous venons de ressusciter, s'écarte notablement des vérités professées par la Bible et par la science officielle. La Bible, océan universel d'où sortent les fleuves de la connaissance autant l'avouer tout de suite, malgré tout l'intérêt que nous portons aux livres sacrés, nous ne pouvons plus accepter leurs relations que comme de lointaines interprétations de faits parfois exacts, mais devenus à peu près incompréhensibles pour ceux qui les ont rapportés et souvent interpolés. Désormais, l'exégèse doit s'éclairer à la connaissance acquise et se libérer des contraintes dogmatiques.

Trente et une lignes dans la Bible

Depuis deux millénaires, des millions d'hommes se sont appliqués, soit à soutenir les textes bibliques contre tout raisonnement scientifique, soit à en détruire l'essence avec un sectarisme borné et négatif. Des milliards d'hommes aussi n'ont jamais étudié ces textes, par paresse ou crainte de représailles. On jugera donc notre entreprise bien aventureuse, pourtant, avec honnêteté, nous affrontons le problème et allons proposer des solutions dans l'espoir qu'elles pourront un jour aider d'autres exégètes. Cet essai va indisposer nombres de lecteurs de toutes confessions, froisser des croyances, des opinions, heurter des partis pris ; nous tenons donc à déclarer que nous ne faisons aucun procès d'intention que nous ne sommes inféodés à aucune politique, mais que notre respect pour les idées d'autrui ne peut cependant nous interdire de chercher la vérité ou les "vérités différentes" La tolérance et le droit de s'exprimer sont les plus précieuses conquêtes de l'homme, et nous les invoquons à notre bénéfice. Analysés dans cet état d'esprit, la Bible se présente comme un acte de conjuration dont trente et une lignes seulement sont à retenir par l'humanité du XXè siècle. Ces lignes constituent les versets 1 à 7 de la Genèse, chapitre VI. Le reste, à quelques exceptions près, n'est que l'expression d'une morale périmée et d'anecdotes qui n'ont jamais concerné les Chinois, les Australiens, les Esquimaux, les Américains et l'ensemble des peuples modernes. Que deux cents guerriers d'Israël exterminent trois cents Moabites n'offre plus aucun intérêt sauf pour les historiens spécialisés. Il reste pour passionner le citoyen du monde actuel, trois points d'une importance capitale. - 1er  Juste après la création du monde, des enfants de Dieu (anges ou extra planétaires) viennent sur la Terre pour épouser les filles des hommes. - 2è  Des événements, dont on ne nous dit rien, se produisent et déterminent le courroux de Dieu. - 3è  Dieu  se repent  et anéantit sa création. Que pourrait-il exister de plus important pour les hommes que la destruction du monde ? Tout n'est-il pas vétille au regard d'une telle catastrophe ? Or, cela qui devrait constituer la vraie genèse, est complètement passé sous silence dans la Bible : en douze lignes, on annonce la venue de mystérieux personnages extraterrestres,  et dix-neuf lignes plus   loin, c'est l'anéantissement de l'humanité, le déluge universel ! Sans autre explication ! Voilà qui est bizarre, déconcertant, car c'est justement ce que nous aimerions savoir... ce qui nous concerne tous ! Mais d'abord, qui étaient ces enfants du Dieu, ou fils du Ciel, que les pères de l'Église appellent des anges(1) ? Des créatures célestes, issues du royaume de Dieu le Père ? Et qui seraient descendues sur la planète Terre pour faire l'amour avec les belles terriennes ? Les hommes du temps de l'atome, de la télévision, des fusées sidérales peuvent-ils croire en ces phantasmes jamais vus par les yeux, analogues aux fées, aux lutins, aux elfes ? Pour qui y ajoute foi, aucun problème ne se pose et la Bible est vérité littérale ; mais qui oserait y croire raisonnablement ? Alors, les anges n' auraient pas existé? Dans ces conditions, il ne resterait plus qu'à ranger la Bible, et tous les écrits sacrés, tous les Apocryphes, qui, avec unanimité, relatent des faits identiques, au rayon rose de la bibliothèque pour enfants. Mais Si ces anges représentent une vérité cachée, un symbole, qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Avec circonspection, nous allons proposer la seule identification que pouvait accréditer nos temps assujettis à l'aventure extra planétaire.

Les fils de Dieu épousent les filles des hommes

 La Bible, chapitre VI, nous apprend que peu après leur création, Adam et Ève engendrèrent la première humanité et notamment des filles (Verset 1). La Terre est donc extrêmement peu peuplée à cette époque reculée et ne comporte que quelques milliers d'individus. (Verset 2 ) Les enfants de Dieu, voyant que ~es filles des hommes étaient belle:, prirent pour leur: femmes celles d'entre elles qui leur avaient plu. (Verset 4) Or, il y avait des géants sur la terre en ce temps-là. Car depuis que les enfants de Dieu eurent épousé les filles des hommes, il en sortit des enfants qui furent des hommes puissants et fameux dans le siècle. Ces hommes fameux, issus des premières femmes terrestres et des "enfants de Dieu ", on peut fort bien les identifier avec les chefs de nations ou avec les héros ou demi-dieux des mythologies. Mais ces " enfants de Dieu " ? A en croire les exégètes autorisés de la Bible, des anges seraient descendus du ciel de Dieu pour faire l'amour avec les femmes et les engrosser ! Quels vulgaires soudards, ces anges ! Honnêtement, nous ne pouvons, sans penser que le ciel est un repaire de brigands, accepter cette explication sacrilège, d'autant qu'il est difficile de concevoir des anges, non seulement  " portés sur la bagatelle "  mais en mesure physique de satisfaire leur désir. Les anges seraient-ils des êtres matériels ? Sexués comme nous et dévorés plus que nous par le démon de la concupiscence ? Des textes apocryphes, tel  " Le Combat d'Adam et d'Ève ", traduit de l'éthiopien, s'insurgent contre une explication aussi déraisonnable. Et d'anciens sages ont écrit sur eux et ont dit que les anges étaient descendus du ciel et qu'ils s'étaient alliés avec les filles de Caïn et que d'elles ils avaient eu des géants. Mais ils se trompent dans cette opinion, et il n'est pas vrai que les anges, qui sont des esprits, se mêlent en péchant avec des hommes... Mais, d'après leur être et leur nature, ils ne sont ni mâles ni femelles, mais de purs esprits, et depuis leur chute, ils sont devenus noirs(2). Ce texte, il convient de le souligner, est essentiellement d'inspiration religieuse et ne se veut pas hérétique. Mais alors, s'il ne s'agit pas d'anges, on ne peut que songer à des hommes de grande taille puisqu'ils eurent des enfants géants. Opérant à une époque où la descendance d'Adam et Ève était aisément identifiable car groupée et peu nombreuse  ces hommes n'étaient sûrement pas des Terriens !   Enfants de Dieu... peut-être, comme tout le monde;  mais pas nés sur notre globe !  Bien entendu sortant pour un temps du jeu imposé par la Bible nous ne croyons pas à un homme et à une femme créés d'argile et servant de prototypes à notre humanité, aussi pouvons-nous supposer que ces soudards géants pouvaient venir d'une autre partie du globe : Asie, Amérique, Europe, Océanie, Afrique. Or, la Bible est formelle ils étaient des enfants de Dieu, des anges venus du ciel, et tous les textes apocryphes sont unanimes pour dire qu'il s'agissait d'êtres venus du ciel, de " fils du ciel " et qu'ils descendirent sur la Terre. De tels voyageurs, sans autre explication plausible, ne peuvent être que des hommes volants, des aviateurs ou des cosmonautes vraisemblablement d'une autre race que nous, car leur caractère physique n'incite guère à croire en leur origine terrestre. Il nous faut revenir aux écrits anciens pour trouver de nouveaux détails révélateurs qui, à foison, existent dans un apocryphe très antérieur à la Bible : LE LIVRE D'ÉNOCH. Une constatation extrêmement troublante nous frappe à la lecture de la Bible neuf lignes (versets 2 et 4) parlent de la venue des fils de Dieu. et en vingt-deux lignes, le livre sacré expédie toute l'histoire du monde depuis l'atterrissage fantastique jusqu'au drame du déluge. Or, le Livre d'Énoch, compte tenu des interpolations, consacre environ quatre-vingts chapitres à ces  histoires d'anges et aux causes du courroux divin. Quatre-vingts chapitres contre trente et une lignes dans la Bible. Alors, une question se pose naturellement : pourquoi l'essentiel de la genèse est-il escamoté ?

Le livre d'Énoch

 Le Livre d'Énoch, rapporté d'Abyssinie, en trois exemplaires par le grand érudit écossais Jacques Bruce (vers 1772) fut copié sur un original rédigé en hébreu, en chaldéen ou en araméen, que nombre de traducteurs estiment être le plus ancien manuscrit du monde (3). Il fut interpolé par des scribes catholiques qui, dans une pieuse intention, lui ajoutèrent des chapitres annonçant la venue du Fils de l'Homme ou Messie(4) Mais ces rajouts sont faciles à déceler. Énoch est un personnage mystérieux que la tradition d'Israël s'est approprié, mais en fait, son existence est très antérieure à la civilisation hébraïque. Certains érudits assurent qu'avant la Bible, comme avant les Védas des Hindous, les lois de Manou des Brahmanistes, les King des Chinois, etc., il existait des manuscrits qui servirent de modèles aux livres sacrés que nous connaissons. Moïse parle plusieurs fois de textes plus anciens que le Pentateuque (5) et il en cite des passages. A en croire la tradition, Énoch serait originaire de la Haute Mésopotamie ou Arménie, car on le donne comme initiateur ou père du légendaire roi Kayou Marath ou Kaïomers, " Roi de la Terre " et de l'Azerbaïdjan (6) Dans des manuscrits musulmans, il est dit que Kaïomers puisa la connaissance du vrai Dieu dans les livres du prophète Edriss (Edriss signifie Énoch en arabe).

Des anges à la page

Voilà donc approximativement   identifié l'Arménien Énoch dont le livre, apocryphe (secret, destiné aux initiés) et néanmoins admis comme authentique - il fut même considéré comme canonique dans l'Église primitive - commence par cet exorde. Au nom de Dieu plein de miséricorde et de grâce, lent à se courroucer, toujours prêt à la clémence et à la miséricorde, ce livre est le  LIVRE D'ÉNOCH,  le prophète. Dès le chapitre VII, le narrateur entre dans le vif du sujet, sans avoir cité Adam et Ève, sans avoir évoqué le moindre drame au paradis.(7) Chapitre VII - Quand les enfants des hommes se furent multipliés dans ces jours, il arriva que des filles leur naquirent élégantes et belles. Et lorsque les anges, les enfants des cieux  les eurent vues, ils en devinrent amoureux ; ils se dirent les uns aux autre  choisissons des femmes de la race des hommes et ayons des enfants avec elles. Nous voilà déjà dans un autre climat que celui de la Bible. Les femmes sur Terre existent depuis peu de temps - du moins celles qui sont élégantes et belles  sinon elles eussent déjà été remarquées par les " enfants des cieux ". Les êtres du ciel sont des anges ? Oui, au sens où l'entendaient les Incas quand ils virent débarquer les soldats de Cortés, et les peuplades arriérées des jungles en regardant les premiers aviateurs. Orejona, la Vénusienne qui atterrit près du lac Titicaca, selon les traditions andines (peut-être avec un premier commando de reconnaissance (8) ne fut-elle pas divinisée par la suite ? N'est-il pas logique que des primitifs identifient des hommes venus du ciel à des êtres surnaturels ? Énoch spécifie bien que ces anges qui se comportent comme de vulgaires humains, étaient d'une race étrangère à la nôtre. Continuons l'analyse des autres versets : Alors Samyaza leur chef  leur dit je crains bien que vous ne puissiez accomplir votre dessein. Et que je supporte seul la peine de votre crime. Mais ils lui répondirent  : nous le jurons  ! Et nous nous lions tous par de mutuelles exécrations ; nous ne changerons rien à notre dessein, nous exécuterons ce que nous avons résolu. En effet, ils jurèrent et se lièrent entre eux par de mutuelles exécrations  ils étaient au nombre de deux cents qui descendirent sur Aradis, lieu situé près le mont Armon !(9) Il faut remarquer que la conspiration des deux cents extraterrestres - car ils sont bien extraterrestres n'étant pas originaires de la Terre - suscite certains scrupules dans la conscience de Samyaza. Quant aux hommes du commando, ils s'expriment comme pourraient le faire des cosmonautes aventureux, des risque-tout, peut-être sevrés depuis longtemps d'un plaisir charnel dont ils paraissent connaître fort bien les délices. Ces " anges " ne sont certainement pas des collégiens en la matière ! Voici le nom de leurs chefs Samyaza, leur chef, Urakabarameel, Akibeel, Tamiel, Ramuel, Danel, Azkeel, Sarakamyal, Asael, Armers, Batraal, Anane, Zavebe, Samsaveel, Ertael, Turel, Yomyael, Arazeal. Tels furent les chefs de ces deux cents anges ; et le reste était avec eux (10). Et ils se choisirent chacun une femme, et ils s'en approchèrent, et ils cohabitèrent avec elles et ils leur enseignèrent la sorcellerie, les enchantement  et les propriétés des racines et des arbres. Et ces femmes conçurent et elles enfantèrent des  géants... Comment admettre que des " anges "  vivant habituellement dans le royaume de Dieu, aux félicités... angéliques, puissent, d'une part, professer de tels sentiments dignes de la soldatesque, et d'autre part, avoir la connaissance de ce qui était naturellement inconnu au ciel  la sorcellerie, les enchantements et les propriétés médicinales ou alimentaires des végétaux ? Chapitre VIII - Azazyel enseigna encore aux hommes à faire des épées, des couteaux, des boucliers, des cuirasses et des miroirs ; il leur apprit la fabrication des bracelets et des ornements, l'usage de la peinture, l'art de se peindre les sourcils, d'employer les pierres précieuses et toute espèce de teintures, de sorte que le monde fut corrompu (11) Dans les versets suivants, les autres anges enseignent " les   sortilèges, les enchantements, l'art d'observer les étoiles, les signes, l'astronomie, les mouvements de la Lune " etc. On ne peut enseigner que ce que l'on a appris, expérimenté ; est-il admissible que des  "anges" aient pu, au ciel de Dieu, apprendre la fabrication des engins de guerre, la fabrication des colifichets, des parures à bijoux, " l'art de se peindre les sourcils " Et apporter sur une Terre naïve et pure la contamination du ciel ? Honnêtement, il est difficile de ne pas avouer combien ces " anges " ont des pensées, un savoir-faire typiquement humains et absolument inconciliables avec une nature divine. Mais qu'on leur accorde la nature de cosmonautes ou d'êtres venus d'une planète, et tout s'éclaircit  rationnellement, Si l'on accepte le récit du Livre d'Énoch, il s'agit d'une colonisation de notre globe par des cosmonautes, issus d'une planète conquérante, ou forcés d'émigrer. En cette conjecture, ces deux cents extra planétaires ne forment vraisemblablement (qu'un commando et devront rendre compte de leur mission au grand quartier général. C'est une thèse raisonnable, accréditée par notre actuelle course au Cosmos, et qui va se fortifier par la suite de la relation en même temps que se précisera la fonction d'Énoch. Peut-être est-il  lui aussi un extra-planétaire, peut-être Samayaza  le scrupuleux, plus vraisemblablement un délégué du quartier général, car il réprouve les agissements du commando, part retrouver ses chefs et se fera même le médiateur entre eux et les cosmonautes rebelles aux consignes données. Chapitre XII (section 3)  -  Avant l'accomplissement de toutes ces choses, Énoch fut enlevé de la Terre, et personne ne sut où il avait été enlevé, ni ce qu'il était devenu.  Tous ses jours, il les passa avec les saint: et avec les Vigilants (initiés). Comme Élie - le fait est rapporté par la Bible -qui fut rappelé à Dieu " tout vivant sur un char de feu ", Énoch devient donc cosmonaute ou aviateur et va faire son rapport à ses supérieurs (12) Nous concevons combien cette interpolation fantastique des faits heurte notre quiétude bourgeoise, notre crédulité atavique, mais à moins d'admettre l'explication plus fantastique encore et plus inadmissible en nos temps, d'une sombre révolte d'anges pervers échappés d'un ciel infiniment trouble, nous ne saurions donner aucun sens aux événements.

Les premiers pères d'Hyperborée

 Avec les mots et l'esprit de son époque, le narrateur décrit le " Ciel ", avec " son mur bâti en pierres de cristal " qui rappelle étrangement le pays d'Hyperborée de la tradition, enclos par de hautes murailles de glace. L'analogie mérite d'être notée, car elle se recoupe. Dans la tradition nordique et celtique, Hyperborée est située vers le Groenland (Green land= la terre avec les récits des sagas nordiques verte) soit très exactement entre le septentrion et l'ouest. Or, Énoch va préciser en cette direction le point où le quartier général des extra planétaires a établi sa base. Il visite diverses régions occidentales de la Terre, puis la demeure du Roi éternel du coté du septentrion, sur la Terre. Chapitre LXIX (section 12 ) - .Depuis ce moment, je ne vais plus an milieu des enfants des hommes, mais il me plaça entre deux esprits, entre le septentrion et l'occident, où les anges avaient reçu des cordes pour mesurer le lieu réservé aux justes et aux élus. -   Là, je vis les premiers pères, les saints qui habitaient dans ces beaux lieux pour l'éternité. Il est à remarquer qu' Énoch identifie facilement le ciel à la Terre ; et il spécifie d'autre part que " le saint lieu "  l'Eden où pousse l'arbre des justes, aux suaves odeurs  est du côté de l'occident, aux extrémités de notre globe, où commence le ciel lui-même . Chapitre XXXIII - Puis, je me dirigeai vers le septentrion aux limites de la Terre - Et là, vers les confins du monde, je vis un prodige grand et magnifique. - Je vis les portes du ciel ouvertes, il y en avait trois, distinctes entre elles... il ne dit pas qu'il quitte notre globe pour s'enfoncer dans les nues, il semble ignorer le sud et l'est et rencontre nos premiers pères, les hommes supérieurs en qui nous voyons les chefs suprêmes du commando d'Arménie. Pourtant, parfois, Énoch dissocie le ciel de la Terre. Parlant des rebelles il écrit : Chapitre LXVIII - ...Voici maintenant les noms des chefs de leurs centaines, de leurs cinquantaines et de leurs dizaines  - Le nom du premier est Yekum ; c'est celui qui séduisit tous les fils des saints anges, qui les poussa à descendre sur terre pour procréer des enfants avec des êtres humains. ( Les saints anges font donc des enfants au ciel  !). - Le nom du troisième est Gadrel ; c'est lui qui a révélé aux fils des hommes les moyens de se donner la mort.   - C'est lui qui séduisit Ève. C'est très exceptionnellement que se trouve cité le nom d'Ève (et jamais celui d'Adam) qui, selon cette relation serait le premier mari trompé de la création.  La fin de l'Apocalypse est extrêmement confuse, car elle revient sur la création et se termine avec le déluge, juste châtiment de la faute commise par les cosmonautes ou présumés tels. Les anges coupables sont précipités dans les Vallées de Feu, ce qui évoque peut-être le Pays du Feu (l'Azerbaïdjan) près duquel atterrit l'Arche de Noé. Un texte slave intitulé " Le Livre des Secrets d'Énoch " dépeint, de façon curieuse, les êtres qui  rendirent visite au chroniqueur. Deux homme m'apparurent, très grands, comme jamais je n'en ai vu sur terre. Leur visage était comme le soleil qui luit, leurs yeux comme des lampes allumées de leur bouche sortait du feu ; leurs vêtements ressemblaient à une diffusion d'écume et leurs bras étaient comme des ailes d'or au chevet de mon lit. En cette description, il n'est plus question d'anges, mais d'hommes habillés comme on imagine assez naïvement les cosmonautes, avec leur casque et leur scaphandre en matière plastique. Le journaliste scientifique russe Agreste, se référant à des textes des " Manuscrits de la mer Morte " a relevé la transcription ci-après :  Des hommes sont venus du ciel et d'autres hommes ont été enlevés à la Terre et emportés au ciel. Les hommes venus du ciel sont demeurés longtemps sur Terre (13)... Certes, un bon croyant s'en tiendra au sens littéral du texte, mais au XXè siècle, les critiques intransigeants ne pourront s'empêcher de songer à une conjuration destinée à étouffer un secret dangereux. Certains prononceront même les mots de < grands mensonges merveilleux > · .. d'autres celui de supercherie, et qui dit supercherie est bien près de se rallier à la thèse des extra planétaires Une  étude approfondie du Livre d'Énoch révèle des détails troublants et apporte la quasi certitude qu'il ne s'agit pas de vision mais bel et bien de voyage effectif  fait par le patriarche. Certes, Énoch dit bien qu'il eut plusieurs visions, mais il mélange bizarrement le Ciel et la Terre, comme s'il ne savait pas bien les délimiter... comme par exemple le ferait un Indien du XVIè siècle qu'un hélicoptère ou un "Jet" aurait emmené en Chine. Il est " transporté sur la terre et déposé devant la porte de sa maison " (Chapitre LXXX-7) ce qui est une action superfétatoire si Énoch a eu une vision, donc, si n'ayant pas bougé de place il n'a pas besoin qu'on le ramène chez lui !  Et voilà qu'au Chapitre LXIV   section II-2, la vérité mal effacée semble transpercer quand il dit que Noé   "se met en route et se dirige vers les limites de la Terre, du côté de l'habitation de son aïeul Énoch" Est-ce le dévoilement du pot aux roses ? Il est clair pour le scribe de cette relation, que le patriarche Énoch ravi  tout vinant pour aller au Ciel, s'est en réalité retiré aux limites de la Terre soit, entre Septentrion et Occident, c'est-à-dire en Hyperborée ou en Floride, où il a son habitation terrestre secrète auprès des meneurs de jeu. Noé (Chap LXIV, sect. III-1) voit " la terre s'incliner et menacer ruine ". Voilà aussi qui est curieux !   Noé aurait-il, comme l'assure la Bible des Gnostiques d'Égypte, été enlevé   au ciel tout vivant, pour échapper au déluge ?  Peut-être par les mystérieux ancêtres qui habitent entre septentrion et occident ? Ancêtres qui auraient disposé de machines volantes ! Ou bien, Noé voit-il la Terre s'incliner, exactement comme on en subit l'impression quand on est dans un avion qui prend de l'altitude?   Tout cela appuie singulièrement la thèse d'un voyage aérien réellement vécu par Énoch et non pas  "vu eu songe" Le Livre d'Énoch et Le Livre des Secrets d,'Énoch apportent en ce sens un témoignage qui projette des lueurs fantastiques sur le passé interdit de l'humanité.  Quel crédit peut-on accorder à ces manuscrits, qui, en dépit de leurs invraisemblances et de leur confusion représentent néanmoins les premiers documents de notre histoire, et très certainement aussi, une vérité déformée par l'incompréhension et les erreurs de copie ? Dans le Zohar, qui est la relation la plus ancienne de la Kabbale, il est fait plusieurs fois mention du Livre d'Énoch comme d'un ouvrage " conservé de génération en génération et pieusement transmis ". Il fut certes rejeté du canon des juifs et finalement proscrit par les chrétiens, mais seulement à dater du IIIè  siècle, et son prestige est demeuré très grand du fait qu'on le considère comme le seul manuscrit antédiluvien. Cette croyance est renforcée par le fait qu'Énoch, en décrivant les mouvements du Soleil et de la Lune, et de façon fort savante, commet pourtant quelques erreurs qui motivèrent cette critique d'Hoffmann. Je ne vois qu'un seul moyen de pallier toutes ces erreurs, c'est de supposer que l'auteur expose un système qui a dû exister avant que l'ordre de la nature eût été altéré par le déluge universel. Or, en effet, la tradition déclare que le Livre d'Énoch fut emporté par Noé, dans l'Arche, et qu'il échappa ainsi à la destruction. Ce n'est donc pas sans raison que l'on considère cet apocryphe comme la véritable Bible des hommes. Les données astronomiques du livre, compte tenu du déplacement des pôles survenu plus tard lors du déluge, donnent à croire que son auteur vivait dans un pays situé très exactement à l'emplacement de l'ancienne Arménie, vers la source de l'Euphrate, là où atterrirent les cosmonautes amoureux des belles filles des hommes. Des considérations d'ordre géologique appuient singulièrement cette thèse.

(1)    Dans le Llvre d'Énoch, ces " anges " sont Indifféremment appelés : Fils des Cieux - Fils des anges saints - Veilleurs... et parfois " Hommes ". Le Livre des Paraboles les nomment   " les Visages ".
(2)    SI les anges ne sont pas sexués, Ils n'ont pu pécher avec les femmes des bommes. Quant aux " anges noirs ", que sont-ils devenus sur Terre  ? Auraient-ils fini par acquérir des attributs virils - la nécessité créant l'organe - et seraient-ils les ancêtres supérieurs des Noirs ? Ce qui donnerait un sens occulte à  la malédiction qui semble peser sur nos frères de couleur !
(3)    Le Livre d'Énoch existe en trois copies deux sont en Angle terre et la troisième à Paris.
(4)    Dans leur désir d'accréditer l'existence de Jésus en tant que Messie, les scribes, moines et religieux des seize premiers siècles de notre ère, tronquèrent ou détruisirent tous les documents manuscrits, pierres gravées, livres, etc. susceptibles d'introduire le doute sur les vérités chrétiennes orthodoxes. Cette oeuvre immense de falsification fut aussi entreprise par les prêtres des autres religions, Si bien qu'il n'existe plus aucun manuscrit ancien - sauf peut être les Manuscrits de la mer Morte - dont l'authenticité et l'intégrité paraissent irréfutables
(5)    Ces livres, plus anciens que la Bible, sont cités par Moïse dans Nombres - Chap. XXI-14-27 ; cités aussi par Josué X-13, par Samuel, Ilè livre, Chap. I, verset 18, etc. (Bible de Dom Martin), Moïse parait avoir résumé ces livres dans ses douze premiers chapitres de la Bible
(6)    L'assujettissement d'Énoch à l'Arménie a une extrême importance, car c'est précisément en Arménie que va naître la première civilisation indo-européenne. Sur ce plan, il sera intéressant, plus loin dans notre récit, de savoir que Kaïomers institua d'après les historiens  la cérémonie du pabous ou baisement des pieds, et que les femmes arméniennes et circassiennes passent pour être les plus belles de la Terre. Ces détails. vont se rattacher directement  à   l'aventure extra planétaire.
(7)    Voir Encyclopédie théologique de l'abbé J. P. Migne. Livres 23-24.
(8)    Dans notre thèse, plusieurs commandos d'extra planétaire atterrirent notamment au Pérou, en Mongolie, en Arménie et à Hyperborée (aujourd'hui ensevelie). S'il s'agissait d'une émigration, une ou plusieurs expéditions de reconnaissance furent certainement entreprises. On ne saurait s'étonner de trouver une femme dans un de ces premiers commandos. Au contraire, il est extrêmement important pour des émigrants de soumettre i,, femme au test du voyage afin de savoir Si par la suite elle sera apte & procréer, ce qui est tout de même important  ! Dans leur programme de conquête spatiale, les Russes, beaucoup plus avisés que les Américains, ont entraîné des femmes à  l'aventure extra planétaire pour que le premier enfant " cosmique ", peut-être fils d'une Terrienne et d'un planétaire, naisse russe
(9)    Ce nom n'est pas dans 1'Ecriture.
(10)  Rapprocher : Arazeal et Aruseak, noms arméniens de la planète Vénus
(11)  Ainsi, le miroir, les armes, les fards et artifices  féminins ne seraient pas d'origine et d'invention terrestre". Sur une autre planète, des hommes avaient en partie la même civilisation que nous et des femmes utilisaient des produits de beauté identiques ou analogues à ceux vendus dans nos magasins. Dans la traduction de François Martin, il est dit à  propos du maquillage " l'art de peindre le tour des  yeux  à   l'antimoine. et d'embellir les paupières...".
(12)  Dans la mythologie arméno-caucasique (de Joseph Karst, professeur à l'université de Strasbourg) le génie Karapet est identifié à Énoch. Karapet vient du géorgien  kari : la porte, le Maître de la Porte, ou de karvosani le Maître du Camp, avec le sens  général de " messager ", ce qui se rapporte bien à l'arménien Énoch.
13)  L'Ouzbekie (U.R.S.S.) est située entre l'Afghanistan et la mer d'Aral. L'archéologue soviétique Guéorgul Chatski vient de relever dans cette région, à proximité des mines d'uranium de Ferghana, des gravures rupestres représentant des êtres paraissant vêtus de combinaisons, de casques, et donnant l'impression d'être des cosmonautes véritables. M. Chatski estime que les dessins sont de l'époque dite du paléolithique. Au Mexique, les têtes géantes, en pierre, laissées par le mystérieux peuple Olmèque, paraissent aussi se rattacher à   une aventure Interplanétaire.

Cette page est extraite des oeuvres de Monsieur Robert Charroux. Tous les textes présents dans cette rubrique sont retranscrits intégralement. Ils ne souffrent aucun résumé et méritent d'être reproduits dans leur intégralité. Ce n'est pas du plagiat, mais une reconnaissance et un hommage envers un auteur courageux, hélas disparu, qui a su braver le scientifiquement correct.  La page source vous indique le moyen d'acquérir ses ouvrages


Dernière Modification   22/12/16

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